La radicalisation, un coup bas à la mode dans les divorces

 

Voici un phénomène que je vois se multiplier dans ma clinique depuis plusieurs années à savoir l’accusation de radicalisation du conjoint(e) afin d’influencer les juges des affaires familiales pour avoir la garde exclusive des enfants.

Je comprends qu’une séparation n’est jamais facile pour aucune partie mais mentir et utiliser la psychose ambiante qui plane sur les musulmans (un peu trop pratiquants) depuis les horribles évènements est d’une bassesse sans nom.

Avec les gouvernements qui se succèdent sans rien comprendre au vrai problème de la « radicalisation »et avec les médias qui alimentent l’islamophobie, voici maintenant que dans les couples musulmans certains utilisent cette phobie pour arriver à leurs fins devant le juge lors de divorce.

Une pratique que je trouve des plus écœurantes et des plus honteuses. Ces personnes devraient se souvenir qu’ils devront rendre des comptes devant Le Juge des juges.

Non seulement elles salissent leurs âmes en effectuer un acte gravissime mais elles mettent aussi dans une situation plus que délicate leur ex-époux ou ex-épouse et  le pire c’ est qu’elles desservent les enfants qui sont aussi utilisés dans l’affaire.

Bien entendu je ne parle pas de vraies situations ou un des parents est un réel danger pour les enfants, je parle des situations trompeuses où l’un ment sous les conseils de certains afin de priver l’ex-partenaire de garde pour se venger et faire du mal.

« Radicalisation » juste le terme fait penser à des pestiférés, des nuisibles qu’il faudrait exterminer.

Mesdames et Messieurs les Juges des affaires familiales, je vous en prie, ne vous laissez pas influencer et manipuler dans ce type d’affaire car les conséquences sont désastreuses surtout pour ces enfants que vous croyez protéger.

J’ai travaillé de nombreuses années sur cette question de la « radicalisation » et je peux vous affirmer que pratiquer la religion un peu ou beaucoup, plus que d’autres, mettre ses enfants dans des écoles privées religieuses ou avoir des signes visibles de son appartenance religieuse ne sont en rien des signes de radicalité ou de dangerosité pour les enfants bien au contraire. Prenez le temps d’enquêter convenablement quand des signalements vous sont faits ou qu’un des conjoints accuse soudainement l’autre.

Quant à vous, couples en instance de divorce, faites en sorte de vous séparer de la meilleure des manières pour votre propre paix et pour le bien-être des enfants. Leur protection est prioritaire. Ils ne sont pas responsables de vos séparations. Un couple conjugal peut se séparer mais le couple parental restera toujours pour l’enfant car quoiqu’il arrive vous serez toujours leurs parents. Pensez même à utiliser le divorce dans la paix et l’honnêteté comme une leçon que vous leur donnez malgré vous.

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